Recherche et valorisation
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Faute de pouvoir disposer d’un canon ancien préservé pour la valorisation de la batterie de l’Aber-Ildut (Lanildut), il a été décidé d’en réaliser une réplique. |
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Archives Les recherches menées au sein de divers services d’archives (Service historique de la Défense, départements Marine et Terre, Musée de l’Armée, archives départementales du Finistère et d’Ille-et-vilaine) ont permis de déterminer le type de canons ayant armé la batterie. Le choix s’est porté sur une pièce de marine en fonte de 12 livres qui a pu équiper la batterie à la fin du XVIIIe siècle. Les informations recueillies ont permis la constitution d’un dossier technique de fabrication. |
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Modélisation Afin de permettre à la fonderie de réaliser le modèle et le moule du canon, celui-ci a été modélisé en 3d. Selon la méthode employée au XVIIIe siècle, le canon a été tracé à partir d’un étalon constitué par le diamètre du boulet. Grâce à cette première mesure, la culasse et la tulipe, mais aussi les tourillons, ont pu être dessinés par un système de reports. Respectant la tradition de l’époque, des marques de fontes figurent sur le canon : année de coulée, nom de la fonderie, poids de la pièce en livres, ainsi que le nom du commanditaire. |
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Coulée La coulée du canon a été réalisée dans un moule au sable selon une technique très proche de celle mise en œuvre au XVIIIe siècle. À la différence de ce qui se faisait alors, le moule était constitué de deux parties réunies au moment de la coulée. Pour celle-ci le canon était placé à l’horizontale et non à la verticale. La fonte de fer employée était également très proche de celle des canons originaux. Elle n’a pas été produite dans un haut-fourneau, comme cela se pratiquait au XVIIIe siècle, mais dans un cubilot qui permet d’obtenir de la fonte liquide à partir de ferrailles et de gueuse de fonte. |
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Usinage Après plusieurs jours de refroidissement, la réplique du canon a été démoulée et ébarbée. Comme cela se pratiquait au XVIIIe siècle, le canon a été coulé plein et l’âme forée ensuite. Puisqu’il s’agissait d’une réplique, le forage n’a été réalisé que sur une vingtaine de centimètres afin de simuler l’âme. La lumière du canon, réalisée au moyen de forêts de différents diamètres, a achevé les opérations d’usinage. |
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Installation A l’été 2007, la réplique du canon, qui pèse 1 610 kg, a été installée sur son affût sur le site de la batterie de l’Aber-Ildut. Lors de l'inauguration de la batterie, le canon a tiré pour la première fois... à blanc !
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